Le plaidoyer de Wimoov pour une mobilité inclusive 02/05/2018




Faisant suite à la consultation des Assises Nationales de la mobilité ayant eu lieu de septembre à décembre 2017, la loi d’orientation des mobilités va être présentée en conseil des ministres fin mai 2018 avant d’arriver au Parlement.

L’occasion pour Wimoov, reconnu pour son action dans le domaine de la mobilité inclusive, de présenter ses recommandations issues de sa participation au groupe de travail « Mobilités plus solidaires : réduire les fractures sociales et territoriales ».



Les chiffres sont sans appel sur l’exclusion des plus fragiles de l’offre de transport actuelle :

  • 20% de la population active rencontre des difficultés pour se déplacer en France1 ;
  • 43%* des Français déclarent avoir des difficultés dans leurs déplacements quotidiens 2 ;
  • Une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problèmes de mobilité1 ;
  • La mobilité est le deuxième frein à l’emploi après la formation1.

Face à ce constat, Wimoov oriente ses recommandations pour une mobilité plus inclusive autour de 4 axes :

1. Placer l’individu au cœur des dispositifs
- S’extraire de l’obsession des infrastructures pour se concentrer sur les besoins des usagers
- Proposer une offre de mobilité coordonnée, lisible et optimisée à l’échelle d’un territoire grâce aux plateformes de mobilité ;
- Déployer 350 plateformes de mobilité pour couvrir les 350 zones d’emploi du territoire national ;
- Proposer un accompagnement et des conseils adaptés au public grâce à une offre multisupport (plateforme digitale, plateforme physique, etc…).

2. Favoriser l’apprentissage de la mobilité
-Ne pas se contenter de mettre des services à disposition mais proposer un véritable accompagnement pour faire évoluer les comportements vers une mobilité durable et responsable ;
-Faire de l’information, l’accompagnement et la flexibilité les maîtres mots de la mobilité de demain.

3. Proposer une gouvernance au plus près des besoins
- Mettre en place une conférence des partenaires regroupant collectivités territoriales, acteurs de la mobilité (accompagnement et services) et l’Etat (préfet, SGAR) ;
- Consacrer une ligne budgétaire exclusivement dédiée à la politique de mobilité à l’échelle régionale afin de pérenniser son activité.
- Accompagner, conseiller et coordonner l’offre de mobilité à travers des Délégations de services publics (DSP)


4. Financer la politique mobilité grâce à la politique transport
- Réorienter le versement « Transport » vers un versement « Mobilité inclusive » afin de financer les 210 millions d’euros nécessaires pour la mise en œuvre de ces 350 plateformes de mobilité


Les collectivités sont aujourd’hui confrontées à une exigence : faire autant avec moins. Wimoov leur propose de faire plus. Comme l’indiquait le rapport Pisani-Ferry de septembre 2017 : « Il est estimé que 1 € dépensé dans une plateforme mobilité génère en retour une économie de 6 € pour la collectivité, qui voit ses charges sociales réduites et ses recettes fiscales augmentées ».

Depuis 10 ans, Wimoov agit pour la mobilité des personnes fragiles dans les territoires grâce à ses plateformes de mobilités. En 2017, ses 25 plateformes de mobilité, principalement dédiées aux publics en insertion sociale et professionnelle et plus récemment aux seniors, ont permis d’accompagner plus de 11 000 personnes, avec un taux de maintien ou de retour dans l’emploi ou la formation de 46%.

La politique de mobilité française doit inclure les personnes les plus fragiles, aidez-nous à interpeller Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports et chargée de la loi d’orientation des mobilités, en likant le tweet suivant :

TELECHARGEZ LE PLAIDOYER POUR UNE MOBILITE INCLUSIVE


Sources :

1 - Laboratoire de la Mobilité Inclusive (LMI), Etude sur les liens entre mobilité, insertion et accès à l’emploi, 2013
2 -
Laboratoire de la Mobilité Inclusive (LMI), Enquête « Mobilité et accès à l’emploi », 2016



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