L'équilibre vie pro/vie perso en question 23/06/2020

Alors que le temps de travail est sur une tendance baissière depuis plus d’un siècle, que le temps de sommeil des Français recule lui aussi, de même que le nombre d’enfants dans les couples, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle fait de plus en plus débat.

Le travail s’est intensifié depuis les années 1990 du fait des impératifs de productivité, de la pression de clients ou de donneurs d’ordre qui sont de plus en plus impatients, de la nécessité d’être réactif face aux évolutions du marché et enfin, du fait des nouvelles technologies. Ainsi, le temps semble s’accélérer. Il y a de moins en moins de « temps morts » puisque les salariés peuvent désormais, pour la plupart, travailler partout et tout le temps.

Enfin, la part de la population active qui travaille à des horaires atypiques ne cesse d’augmenter. À côté de ceux qui font les « trois-huit », de plus en plus de personnes sont concernées par le travail à des horaires décalés ou durant le week-end.

Parallèlement, les aspirations à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et personnelle sont de plus en plus importantes. Le récent contexte sanitaire a d’ailleurs renforcé ce sentiment, après une réorganisation « forcée » du travail. 90% des Français souhaitent par exemple profiter d’une « flexibilisation dans l’organisation de leur temps de travail ».

Face à ces constats et en lien avec les activités de Wimoov, l’enjeu des déplacements domicile-travail constitue un levier significatif en faveur d’une meilleure répartition vie personnelle/vie professionnelle. Tout d’abord, nous sommes favorables à l’aménagement de l’organisation du travail, quand les missions le permettent. Un assouplissement des horaires permettra une meilleure répartition du trafic (engorgement des transports publics, embouteillages sur les axes routiers…) au service d’une réduction des temps de trajet, de meilleures conditions de déplacement mais également d’un meilleur bilan carbone.

Au-delà d’une meilleure mobilité, il est nécessaire de favoriser des solutions de « démobilité ». Le recours à des tiers-lieux (espaces de coworking, locations de bureaux en centre-bourg…) permet notamment de raccourcir les temps de déplacements, de rendre les trajets plus accessibles à pieds et à vélo par exemple et de favoriser la proximité.

L’ensemble de ces propositions doit être couplé à un accompagnement des publics afin de travailler à l’appropriation de ces nouvelles solutions. Cela nécessite également une acculturation des différentes parties prenantes : élus, opérateurs de transports ou encore employeurs. Il s’agit d’une démarche globale.